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Septembre 2007

Dépenses de santé :  l'envolée se poursuit

Selon la Direction de la recherche, de l'évaluation, des études et des statistiques (Drees), les dépenses de santé ont atteint 198,3 milliards d'euros en 2006. Un chiffre qui n'a pas lieu de rassurer les professionnels du secteur à l'approche du PLFSS.

La baisse du prix des médicaments, le développement des génériques et le ralentissement des dépenses hospitalières n'y auront rien changé. En 2006, les dépenses de santé ont poursuivi leur ascension. En cumulé, elles ont atteint les 198,3 milliards d'euros sur la période* (contre 190,5 milliards d'euros en 2005), soit 3 318 euros en moyenne par habitant. Telles sont conclusions de la Direction de la recherche, de l'évaluation, des études et des statistiques (Dress) dans une étude rendue publique au début du mois de septembre, à la veille d'un PLFSS très attendu - voire redouté - par les professionnels du secteur. Avec une dépense totale de santé - agrégat retenu pour les comparaisons internationales - dont la part atteint 11,1 % du PIB, la France se situe en troisième position des pays membres de l'OCDE, derrière les Etats-Unis (15,3 %) et la Suisse (11,6 %), à un niveau proche de l'Allemagne.  

Chute des prix des médicaments

Selon l'étude, la consommation de biens et de soins médicaux (CSBM) représentent à elles seules 156,6 milliards d'euros (8,7 % du PIB), en progression de 3,5 % en valeur par rapport à 2005. Si le secteur hospitalier compte pour près de la moitié (47,9 %) de ces dépenses avec 69,9 milliards d'euros, les médicaments, qui enregistrent une hausse de 5,4 % des volumes consommés à 31,9 milliards d'euros, représentent néanmoins une autre part importante des dépenses de santé. Une tendance qui s'explique, d'après la Drees, par « la mise sur le marché de nouvelles spécialités thérapeutiques ». De son côté, la consommation de « soins ambulatoires » - hors hôpitaux - s'élève à 42,8 milliards d'euros, soit 27 % du total des soins, en hausse de 4,6 % en valeur. Pourtant, à en croire la Drees, le ralentissement des prix de la CSBM (+ 0,8 %, après + 1,5 % en 2005) constituerait le fait marquant de l'année 2006. D'après l'étude, cette décélération est essentiellement due à la baisse sensible du prix des médicaments (- 3,7 %), elle-même liée à la progression de la consommation des génériques dans la part des médicaments remboursables ainsi qu'aux différentes vagues de déremboursement intervenues depuis deux ans.   

  
Jonathan Icart

 

*Cette somme englobe la totalité des dépenses engagées par les financeurs du système de santé : Sécurité sociale, Etat, collectivités territoriales, complémentaires (mutuelles, assurances, instituts de prévoyance) et assurés. Elle couvre la consommation médicale totale, les arrêts de travail, mais aussi les subventions, la recherche, l'enseignement et la gestion administrative de la santé.

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