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Janvier 2009

Réforme HPST : Bachelot au chevet de la médecine générale

Venue à la rencontre des généralistes du syndicat MG France, Roselyne Bachelot a confirmé que 2009 serait bien une année de réformes et de changements, décisive pour notre système de santé.

La ministre de la Santé est venue rappeler aux 300 généralistes de MG France réunis cette semaine pour leur premier colloque relatif à « la médecine générale sur le devant de la scène » que sa future réforme, qui sera présentée au Parlement le mois prochain, a bien pour objectif de promouvoir  « un véritable système de santé » prenant en compte concrètement l'organisation de l'hôpital, de la prévention, du médico-social, et de la médecine de ville. « Il n'est plus tolérable de gérer d'un côté les urgences et de l'autre la permanence de soins », a fait savoir Roselyne Bachelot. A la base du futur système, les Agences régionales de santé (ARS) seront l'interlocuteur unique pour les professionnels de santé. Elles seront en charge de l'organisation des soins en liaison avec les Unions régionales des professionnels de santé (URPS), qui remplaceront les actuelles Unions régionales de médecins libéraux (URML), et pour lesquelles des élections seront organisées en septembre prochain. Ceux-ci seront donc élus sur des listes syndicales et auront la capacité d'établir des contrats avec les ARS. Ces nouvelles unions définiront, avec les ARS, les schémas d'organisation des soins ambulatoires (SROS ambulatoires) sur les territoires. Ils viendront compléter les schémas d'organisation hospitalière, de la prévention et du médico-social. « Le développement et le fonctionnement de ces structures bénéficieront aux patients et aux professionnels de santé, le bénéfice des uns étant le corollaire du bénéfice des autres », a précisé la ministre.

Maintien de la liberté d'installation

Roselyne Bachelot a également réitéré son soutien aux médecins généralistes, leur rappelant au passage qu'elle avait pris position contre la suppression de la liberté d'installation. Et qu'elle souhaitait « les aider à mettre en place la permanence des soins afin de permettre à tous l'accès à des soins de qualité ».  Sur le problème des déserts médicaux, la ministre a suggéré d'adapter la répartition des internes en fonction des besoins de la population, de développer les stages en cabinet (ce qui n'est pas vraiment nouveau.), ou encore de « favoriser la coopération entre professionnels au niveau local par mise en place de protocoles de coopération établis par les professionnels et validés par la HAS ». Et d'ajouter qu'elle « attend beaucoup du Collège de médecine générale en cours de constitution. » La balle est donc dans le camp des soignants... Quant à l'accès à la lettre clé Cs tant attendue par MG France - pour qui « la première réponse au problème démographique est la revalorisation de la médecine générale par accès à la lettre clé et l'élargissement des forfaits existants » -, il n'en sera pas fait mention. Un discours qui n'a pas vraiment convaincu les généralistes présents, ni surtout répondu à leur attente en termes de reconnaissance financière.

Brigitte Postel
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