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Janvier 2011

Lyon postule pour un institut de recherche technologique en infectiologie

Avec le label "IRT", Lyon espère obtenir un financement de 400 à 500 millions d'euros sur dix ans, pour couvrir toute la chaîne d'innovation dans les maladies infectieuses animales et humaines.

Après les "instituts hospitalo-universitaires" et autres "laboratoires d'excellence", c'est au tour des "instituts de recherche technologique" (IRT) de faire l'objet d'un appel à projets national dans le cadre du programme "investissements d'avenir" du gouvernement. Lyon est sur les rangs, avec un dossier de candidature à un IRT en infectiologie qui sera déposé dans les toutes prochaines semaines.
Cet IRT vise à mettre en place une offre de compétences, de services et de technologies de haut niveau couvrant toute la chaîne d'innovation, dans une filière connaissant un fort potentiel de développement industriel et répondant à un enjeu majeur de santé publique. Le projet s'organise autour de deux principaux axes : les nouvelles thérapies, vaccins et probiotiques, et les nouveaux systèmes de diagnostic. L'objectif est bien sûr de conforter le leadership lyonnais dans les pathologies infectieuses humaines et animales, mais aussi et surtout d'ancrer les grands groupes sur le territoire et de faciliter la croissance des PME pour y faire émerger des entreprises de taille intermédiaire.

Une masse critique de compétences

Le projet, labellisé par le pôle de compétitivité Lyonbiopôle, sera porté par un consortium d'entreprises (majoritairement membres du pôle) et l'Institut Pasteur à Paris. Outre ce site satellite parisien, le projet d'IRT est concentré géographiquement sur le quartier Lyon Gerland, qui accueille déjà les bureaux de Lyonbiopôle (photo), son centre d'infectiologie (1), les sièges de Sanofi Pasteur et Merial et un laboratoire de sécurité de niveau P4 (permettant la manipulation de microorganismes hautement pathogènes). "Il y a à Gerland la possibilité de créer un véritable "hub" mondial en infectiologie", a affirmé Michel Lussault, président du pôle de recherche et enseignement supérieur (PRES) Université de Lyon, partenaire du projet, lors de sa présentation à la presse.
Le succès de la candidature lyonnaise n'est pas assuré pour autant. Selon Philippe Archinard, président de Lyonbiopôle, il n'est même pas certain que la thématique santé figure parmi les quatre à six IRT qui seront retenus à l'issue de l'appel à projets. "Il est important que la dimension "industrie" de la santé soit reconnue", souligne Philippe Archinard, qui constate que le cahier des charges initial "n'était pas vraiment conçu pour la santé. Mais les choses ont évolué", estime-t-il. La liste des heureux lauréats devrait être dévoilée avant la fin du premier semestre.

Julie Wierzbicki

 

(1) Voir Pharmaceutiques n°168 (juin 2009), p.74 : "Lyonbiopôle inaugure son centre d'infectiologie"

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