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Janvier 2012

Lancement de la SATT Conectus Alsace

Pionnière dans la structuration de l'offre de recherche sur son territoire, l'Alsace compte sur sa nouvelle société d'accélération du transfert de technologies pour faciliter la concrétisation industrielle des projets issus de sa recherche académique.

La SATT Conectus Alsace® est la première des cinq "sociétés d'accélération du transfert de technologies" (1) à annoncer officiellement son lancement. L'Alsace s'était déjà dotée, depuis 2006, d'un "réseau informel", Conectus, le seul dispositif rassemblant tous les opérateurs de recherche de la région, et le seul en France à être opérateur d'un véritable fonds de financement de la preuve de concept. En cinq ans, Conectus a ainsi consacré 5,3 millions d'euros à 45 projets, et permis la création de 12 entreprises innovantes. Avec un investissement de l'Etat à hauteur de 36 millions d'euros sur dix ans, la SATT Conectus Alsace® disposera de moyens accrus pour financer la maturation des travaux de recherche des opérateurs publics régionaux. Mais elle devra aussi faciliter et accélérer la conclusion de partenariats public-privé et développer ses capacités d'accompagnement au service des chercheurs et des industriels.

(1) Les autres SATT, labellisées dans le cadre du programme Investissements d'avenir, sont la SATT Lutech (Paris et Compiègne), la SATT Midi-Pyrénées, la SATT Ile-de-France Innov et la SATT PACA Corse.

Deux questions à Nicolas Carboni, président de la SATT Conectus Alsace®

Comment la SATT s'est-elle constituée à partir du réseau Conectus ? En quoi leurs missions diffèrent-elles ?

La SATT résulte de la fusion du réseau Conectus et des structures de valorisation des opérateurs de recherche régionaux. Le réseau a notamment permis de structurer l'offre régionale par une cartographie des compétences. Mais une fois les partenaires potentiels identifiés, au moment de conclure les accords, ce sont les structures de valorisation des divers opérateurs de recherche qui reprenaient la main. Désormais, la SATT sera le seul interlocuteur représentant tous les opérateurs de la région (hors CNRS). Cela réduira considérablement le délai des transactions, tant pour les partenariats que pour les accords de licence. De plus, avec les nouvelles ressources dont nous disposons, nous aurons les moyens de spécialiser notre personnel (29 personnes actuellement, 40 d'ici trois ans). Par exemple, certaines équipes se consacreront au business développement, d'autres à la mise en place et à la gestion de projets d'investissement. Nous augmenterons aussi leur spécialité par filière ou thématique.

Le financement public de la SATT sera-t-il pérennisé ou la structure devra-t-elle à terme s'autofinancer ?

Environ 95 % des fonds de l'Etat sont dédiés à l'activité d'investissement. Nous ne sommes pas du tout dans une logique de subvention : l'Etat, représenté par la Caisse des dépôts et consignations (CDC), investit dans une société de droit privé ayant vocation, dans ce contexte, à être rentable. L'investissement dans la maturation des projets ne sera bien sûr pas profitable à court terme : nous espérons une rentabilité à neuf ans. Les autres activités de prestation, pour le développement de la recherche partenariale ou la gestion des brevets, seront facturées par la SATT.

Propos recueillis par Julie Wierzbicki
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