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Janvier 2017

A Gustave Roussy, de jeunes chercheurs formés grâce au mécénat

Les bourses de recherche octroyées grâce au soutien de la Fondation Philanthropia permettent au centre de cancérologie Gustave Roussy d'attirer des doctorants porteurs de projets d'excellence, dont certains ont déjà une expérience médicale.

« Premier centre de lutte contre le cancer d'Europe », Gustave Roussy bénéficie d'une renommée internationale attractive pour les aspirants chercheurs. L'Ecole des Sciences du Cancer (ESC), que le centre a créée conjointement avec l'Université Paris Sud en 2010, accueille chaque année une cinquantaine d'étudiants au sein de son école doctorale. Parmi eux, une douzaine de privilégiés bénéficie du programme "Parcours d'excellence en cancérologie" soutenu par la Fondation Philanthropia.
Cette fondation abritante a été créée en 2008 à l'initiative de la banque suisse Lombard Odier, pour faciliter la démarche de certains clients voulant se lancer dans le mécénat. Elle est aujourd'hui le premier mécène privé de Gustave Roussy. Un engagement de 5,45 M€ sur quatre ans a été pris en 2013 pour renforcer l'essor de la médecine personnalisée. C'est dans ce cadre qu'est financé le « parcours d'excellence » dont quatorze étudiants-chercheurs ont déjà bénéficié : le premier a soutenu sa thèse l'an passé. Sur 200 candidatures reçues chaque année, quatre sont retenues, après une pré-selection sur dossier et un entretien (1). Le jury tient à conserver une parité homme-femme, et un équilibre entre les étudiants français et étrangers.

Un salaire très attractif

Outre le fort potentiel d'attractivité scientifique de Gustave Roussy, un autre bénéfice substantiel est associé à ce programme : un montant de bourse garantissant au récipiendaire un salaire mensuel d'environ 2 300 € net par mois, deux fois supérieur à celui octroyé via les bourses ministérielles. Un atout non négligeable dont témoignent les doctorants, lors d'une journée de présentation du programme organisée à l'institut le 20 janvier dernier.
« Ce soutien très généreux m'a permis de m'installer à Paris avec ma compagne et de fonder une famille », témoigne le Dr Bertrand Routy, venu du Canada pour travailler dans l'unité du Pr Laurence Zitvogel, et étudier l'influence du microbiote intestinal sur l'immunité anti-cancéreuse. « Ce programme me permet d'avoir un salaire équivalent à une fin d'internat », se félicite le Dr Stéphane Champiat, oncologue médical, qui travaillait depuis deux ans déjà à Gustave Roussy, au sein du département d'innovation thérapeutique et d'essais précoces (DITEP), avant d'y entamer une thèse en 2014 sur le thème des biomarqueurs prédictifs, dans l'unité du Pr Fabrice André. « A Gustave Roussy, on a la chance extraordinaire d'avoir cette interaction entre chercheurs et cliniciens », se réjouit-il.

Favoriser les collaborations futures

« L'un des buts de ce programme est de créer un incubateur de talents », précise Luc Giraud-Guigues, délégué de la Fondation Philanthropia. « Nous espérons en retenir certains après leur thèse », ajoute le Pr Martin Schlumberger, directeur de l'ESC. Et même si les jeunes chercheurs formés à Villejuif choisissent finalement d'explorer d'autres horizons, ce passage par Gustave Roussy renforcera tout de même les collaborations à l'international. « L'objectif est de former la nouvelle génération de scientifiques à la meilleure recherche possible et de créer des liens pérennes avec les établissements qui les accueilleront ensuite », conclut le Pr Fabien Calvo, directeur scientifique du réseau Cancer Core Europe.

Julie Wierzbicki

(1) Pour la prochaine promotion, les dossiers doivent être envoyés avant le 15 février : www.phd-in-oncology.com

 

 

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