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Mars 2017

OSE Therapeutics affiche les bénéfices de sa fusion

Grâce à sa fusion avec Effimune et à ses partenariats avec des groupes pharmaceutiques, OSE Immunotherapeutics présente des résultats financiers très satisfaisants pour 2016. La société se montre confiante dans sa capacité à mener de front ses programmes cliniques dans le cancer et les maladies auto-immunes.

Pour la première présentation de ses résultats financiers annuels depuis l'absorption d'Effimune (mai 2016), la nantaise OSE Immunotherapeutics (ex-OSE Pharma) affiche fièrement un bénéfice net « record » de 20,7 M€, lors d'une conférence de présentation aux analystes le 30 mars à Paris. Un résultat dû à son partenariat avec Janssen : ce dernier a en effet levé en juillet dernier son option de licence (accord conclu avec Effimune en 2013) sur le FR104, ce qui a entraîné un versement de 10 M€. La molécule (un anti-CD28, dont les droits de propriété intellectuelle sont co-détenus par l'Inserm) pourrait entrer en phase II dans la polyarthrite rhumatoïde courant 2018, Janssen assumant désormais seul les coûts de R&D.
L'année 2017 a également démarré avec un versement de 10,25 M€, cette fois de la part de Servier. Le laboratoire français a acquis en décembre 2016 une option de licence sur OSE-127 (Effi-7), antagoniste du récepteur à l'interleukine 7, actuellement en phase préclinique et qui sera d'abord testé chez l'homme, en 2018, dans la rectocolite hémorragique. Il aura la possibilité de lever son option à l'issue des essais de phase II, mais il s'est d'ores et déjà engagé à mener le développement du candidat dans une deuxième indication.

En phase III dans le cancer du poumon

Si OSE Immunotherapeutics affirme disposer d'une trésorerie lui permettant de couvrir ses opérations jusqu'au deuxième semestre 2018, la société aura néanmoins besoin de rechercher de nouveaux financements à brève échéance. Elle mène en effet de front des développements dans deux aires thérapeutiques, l'auto-immunité et la cancérologie. Dans cette deuxième aire, OSE conduit un ambitieux programme de phase III avec son candidat le plus avancé, Tedopi®, en Europe et aux Etats-Unis. Constitué de dix "néoépitopes" (antigènes tumoraux dont les acides aminés ont été modifiés pour favoriser leur liaison avec le récepteur lymphocytaire), le produit est pour l'instant évalué en 2e et 3e ligne de traitement chez des patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules et exprimant le marqueur sanguin HLA-A2+. « Les immunothérapies de type "inhibiteurs de checkpoint" actuellement disponibles dans le cancer du poumon se battent pour le traitement de première ligne, cela nous laisse de la marge pour la 2e ligne », souligne Dominique Costantini (en photo), directrice générale d'OSE Immunotherapeutics. Les résultats de phase III sont attendus pour fin 2018.

Perspectives en immuno-oncologie

Aucun accord commercial n'a pour l'instant été conclu sur Tedopi®. « Notre ambition est celle d'une biotech qui essaye de se transformer en pharma : conserver le plus de valeur possible, en allant nous-mêmes sur certains marchés, particulièrement l'Europe ou les Etats-Unis », indique Dominique Costantini. Des partenariats seront recherchés sur les autres zones géographiques. Par ailleurs, la société a choisi de travailler avec des groupes coopératifs en oncologie. Dans ce cadre, Tedopi® fera l'objet en 2017 d'un essai de phase II à promotion académique en combinaison avec un inhibiteur de check-point. OSE développe également son propre inhibiteur de checkpoint, OSE-172 (Effi-DEM), qui contrairement à ceux déjà présents sur le marché (agissant sur les lymphocytes), cible la régulation des macrophages. Ce dernier est encore en phase préclinique.

Julie Wierzbicki

 

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