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Avril 2005

Le Train de la Vie à Paris

Prévention et santé : 63 % des visiteurs déclarent avoir modifié leurs comportements en vue d'améliorer leur état de santé 

Lors du passage du Train de la Vie à Paris, du 8 au 10 avril, 10 691 habitants de Paris et de sa région ont visité l'exposition. 162 visiteurs ont répondu à l'enquête TNS-Sofres/Sanofi-Aventis avant de visiter l'exposition, et se sont exprimés sur leurs perceptions, comportements et attentes en matière de prévention et de santé. A cette occasion, Sanofi-Aventis a annoncé le lancement du projet « Agir pour la prévention ». L'objectif de ce projet est de soutenir au niveau local des actions concrètes de prévention des maladies cardio-vasculaires et/ou des cancers, en fédérant des acteurs locaux, professionnels de santé et institutionnels.  

La santé est une préoccupation pour 97 % des visiteurs interrogés en gare de Paris Saint-Lazare. Elle représente même l'une des principales préoccupations pour 47 % des visiteurs et une préoccupation parmi d'autres pour 50 % d'entre eux. Seuls 3 % déclarent que leur santé n'est pas vraiment l'une de leurs préoccupations. Une très large majorité se déclarent en bonne santé : 93 % des visiteurs du Train de la Vie ont le sentiment d'être en bonne santé, mais seulement 28 % déclarent être en très bonne santé. Cette perception de leur état de santé n'est peut-être pas le reflet de la réalité mais traduit fidèlement leur propre vision de leurs comportements. Des contradictions ont néanmoins pu être notées. Plus de 8 visiteurs sur 10 estiment avoir une activité physique autre que sportive suffisante (comme marcher ou monter des escaliers), faire attention à leur alimentation, manger suffisamment de fruits et légumes, sans oublier l'activité intellectuelle, jugée suffisante pour 94 % des visiteurs qui estiment suffisamment faire « travailler leur tête ». Alors que 57 % déclarent ne pas faire suffisamment de sport, 46 % s'estiment trop stressés, 32 % avouent grignoter trop entre les repas, 30 % déplorent un manque de sommeil. 9 visiteurs sur 10 déclarent se fixer certaines contraintes afin de préserver leur santé : 90 % préfèrent vivre avec certaines contraintes pour préserver leur santé tandis que 10 % préfèrent vivre sans contrainte même si c'est risqué pour leur santé. 81 % font assez attention à ce qu'ils mangent, s'autorisant quand même quelques excès, tandis que 19 % mangent à peu près tout ce qui leur fait plaisir sans vraiment faire attention. 62 % ont une activité physique régulière, cela fait partie de leur équilibre tandis que 38 % ont peu d'activité physique, trouvant leur équilibre ailleurs. 

63% des visiteurs interrogés déclarent avoir modifié par le passé leurs comportements en vue d'améliorer leur état de santé. Les changements effectués en premier lieu ont porté sur les comportements alimentaires pour 43 % des visiteurs et sur l'activité physique pour 28 % d'entre eux (qu'ils aient commencé ou fait davantage d'activité physique). Parmi les autres changements effectués, les visiteurs déclarent avoir arrêté de fumer (15 %), amélioré leur vie sociale et affective (13 %) et recherché un mode de vie moins stressant (7 %). A noter : les visiteurs n'ayant pas modifié leur comportement par le passé (37 %) citent l'activité physique (15 %) et l'amélioration de leur alimentation (14 %) comme les comportements qu'ils privilégieraient s'ils devaient à l'avenir améliorer leur santé.  Seuls 3 % déclarent qu'ils ne feraient rien en vue d'améliorer leur santé. 

Si 97 % des visiteurs interrogés revendiquent que leur santé est l'une de leurs préoccupations, ils ne sont plus que 40 % à considérer avoir eux-mêmes un rôle à jouer en la matière. Et si 90 % déclarent se fixer certaines contraintes et 63 % avoir modifié leurs comportements par le passé pour améliorer leur santé, ils ne sont que 40 % à se faire confiance à ce niveau. Les médecins, apparaissent comme les premiers acteurs légitimes en la matière avec 55 % de citations au total. Vient ensuite le gouvernement avec 41 % de citations. Les individus eux-mêmes arrivent en troisième position avec 40 % de citations, devant l'entourage (36 %) et l'école (29 %). La prévention santé est donc bien perçue comme l'affaire de tous. Par ailleurs, si les visiteurs semblent accorder leur confiance aux acteurs du secteur de la santé [médecins (82 %), hôpitaux (32 %) et pharmaciens (20 %)], ils sont nettement plus réservés à l'égard du gouvernement et de l'école qui recueillent respectivement 17 % et 8 % de citations. Les visiteurs attendent donc de l'Etat et de l'école qu'ils jouent un rôle important en matière de prévention santé, mais ne leur accordent encore aujourd'hui que peu de confiance. Le rôle du système éducatif (parental ou scolaire) reste à clarifier : si 68 % des visiteurs interrogés affirment que l'éducation dès la petite enfance serait efficace pour changer les comportements, ils ne sont plus que 36 % à considérer l'éducation à la santé comme un chantier prioritaire en matière de prévention santé. Ils ne sont par ailleurs que 8 % à accorder leur confiance à l'école, et 40 % à leur entourage comme à eux-mêmes, en la matière. La qualité des produits alimentaires et la qualité de l'air arrivent en tête des chantiers prioritaires en matière de prévention santé pour 40 % des visiteurs du Train de la Vie.  

La qualité de l'air est même citée en premier lieu par un quart d'entre eux. Viennent ensuite et l'éducation à la santé et la recherche scientifique et médicale. A l'inverse, les visiteurs qui accordaient, pour plus de la moitié d'entre eux, une légitimité et leur confiance au corps médical en tant qu'acteur en matière de prévention santé, ne sont plus que respectivement 35 % et 12 % à considérer qu'un suivi médical personnalisé et les conseils du médecin sont efficaces pour modifier les comportements.  

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