Archives
29 janvier 2009

Elan fait appel à Graffinity pour découvrir de nouvelles petites molécules

En pleine interrogation sur son avenir, Elan n'en oublie pas pour autant ses programmes de recherche amont. Après l'allemand Boehringer Ingelheim, les américains Amgen, Pfizer et Rigel Pharmaceuticals, et le britannique AstraZeneca, la compagnie irlandaise s'est à son tour laissée séduire par la technologie de découverte de médicaments à base de fragments de petites molécules de l'allemand Graffinity (voir Tableau Accords). Les deux sociétés viennent de s'engager dans une collaboration portant sur plusieurs cibles et se concentrera notamment sur l'identification de nouveaux modes d'action dans des aires thérapeutiques non citées. Graffinity percevra des droits d'accès ainsi que des paiements additionnels, d'un montant non révélé, en cas de succès dans la génération de nouvelles molécules dirigées contre un certain nombre de cibles médicamenteuses.

Elan connaît actuellement des difficultés sur le marché. L'annonce fin juillet 2008 de résultats cliniques de phase II peu probants sur le bapineuzumab, développé en partenariat avec Wyeth dans le traitement de la maladie d'Alzheimer, a fait plonger le cours de la société (voir BioPharmaceutiques n°73). Entre juillet et décembre 2008, l'action de la compagnie irlandaise a perdu plus de 80 % de sa valeur. De plus, les ventes de Tysabri® (natalizumab), commercialisé avec l'américain Biogen Idec, sont en baisse, suite au signalement de cas de leucoencéphalopathie multifocale progressive survenus chez des patients atteints de sclérose en plaques traités par ce produit. Dans ce contexte, Elan fait depuis plusieurs semaines l'objet de rumeurs de rachat. Une possibilité qu'elle n'exclut pas. La société a annoncé plus tôt ce mois-ci avoir engagé Citigroup Global Markets pour examiner les alternatives stratégiques envisageables, depuis l'alliance à la vente en passant par la fusion.