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11 janvier 2007

Galapagos veut s'affirmer dans les maladies osseuses

La société de biotechnologie belge Galapagos atteinte d'un syndrome d'hyperactivité ? La question semble logique au regard de son actualité récente. En l'espace de quelques jours, celle-ci vient en effet de racheter Proskelia au britannique Prostrakan, de lever 31 millions d'euros et d'étendre un accord de R&D avec Amgen. Après avoir acquis le britannique Inpharmatica pour 12,5 millions d'euros début décembre, Galapagos a, cette fois, jeté son dévolu sur Proskelia. Cette spin-off d'Aventis créée en 2002 puis rachetée par Prostrakan en 2004 va passer dans son giron, renforçant ainsi les positions de Galapagos dans le domaine des maladies osseuses. Déjà actif dans ce secteur avec des programmes d'identification de médicaments contre l'ostéoporose et contre l'ostéoarthrite, le belge se dote ainsi de quatre produits déjà parvenus au stade pré-clinique, trois dans les domaines de l'ostéoporose et des métastases osseuses et un dans la cachexie. Ce rachat est aussi synonyme de transfert à Galapagos des partenariats de Proskelia avec Amgen, Genentech et Novartis. Enfin, il inclut également l'obtention d'une licence sur l'E2G (oestradiol glucoside). Ce dernier a terminé avec succès une étude de phase IIa pour une indication au traitement de symptômes de la ménopause, ouvrant ainsi la voie à la réalisation d'une phase IIb. Les opérations de Proskelia seront intégrées à la division Drug discovery de Galapagos sise à son siège de Mechelen, en Belgique. Quant aux effectifs de la société, actuellement de 65 personnes, ils devraient, dans leur majorité, rester employés par Galapagos sur le site de Romainville.

En termes financiers, l'opération se décompose en trois parties, à savoir un montant initial de 12,5 millions d'euros auxquels s'ajouteront cinq millions d'euros pour la licence sur l'E2G et jusqu'à 14,5 millions d'euros en fonction des revenus que Gapalagos tirera des programmes pré-cliniques acquis via le rachat de Proskelia. Parallèlement à cette transaction, Galapagos a levé 31 millions d'euros par l'intermédiaire d'un placement privé auprès d'institutionnels en Europe et aux Etats-Unis. Ces fonds serviront à financer le développement du portefeuille du belge, qui vient de s'étoffer avec la reprise de Proskelia. Quelque 4,8 millions de nouvelles actions vont être émises à un prix unitaire de 8,95 euros, dans le cadre à la fois de l'augmentation de capital et de l'acquisition de Proskelia. Celles-ci devraient être cotées à la fois sur Euronext Bruxelles et sur Euronext Amsterdam, après feu vert des autorités bancaires et financières compétentes.

Par ailleurs, Galapagos, via sa filiale BioFocus DPI, vient d'élargir et de prolonger jusqu'en 2008 son accord de R&D avec Amgen. Outre des services en biologie, en chimie médicinale et en chimie combinatoire, BioFocus DPI fournira à l'américain des molécules extraites de ses banques de composés. De plus, alors que leur collaboration initiée en 2003 ciblait des composés dirigés contre des canaux ioniques multiples, le nouvel accord l'étend à une plus large gamme de cibles telles que canaux ioniques, kinases ou encore récepteurs couplés aux protéines G.