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11 janvier 2007

Oncolytics lance plusieurs études avec Reolysin® au Royaume-Uni

La société canadienne Oncolytics franchit une étape importante dans son programme clinique en s'apprêtant à lancer, au Royaume-Uni, plusieurs essais d'évaluation de son produit phare, Reolysin®. Il s'agit d'une préparation injectable de réovirus, virus possédant la capacité de détruire les cellules tumorales dans lesquelles il se réplique. C'est pour développer le potentiel de ce virus oncolytique dans le traitement des cancers humains que l'entreprise a été créée en 1998.

Oncolytics conduit des études cliniques au Canada, aux Etats-Unis et surtout en Europe, qui représente environ 30 % du marché actuel en oncologie. La société s'est vu accorder fin 2006 et début 2007 par l'agence du médicament britannique (MHRA) les autorisations de démarrer au Royaume-Uni plusieurs essais cliniques de phase I/II avec Reolysin® (administré par injection intraveineuse). La préparation oncolytique y sera testée en combinaison avec des chimiothérapies conventionnelles dans plusieurs cas de cancers avancés : avec la gemcitabine (Gemzar®) dans les cancers du pancréas, du poumon ou de l'ovaire, avec le docétaxel (Taxotere®) dans les cancers de la vessie, de la prostate, du poumon et du gastro-intestin supérieur, et avec la combinaison paclitaxel-carboplatine contre le mélanome et les cancers du poumon et de l'ovaire. Ces essais comporteront une phase de progression de doses ; 15 patients au total seront traités avec la dose maximale. Le recrutement des patients pour ces différents essais devrait débuter entre mars et juin 2007.

Par ailleurs, la société a également démarré, fin 2006, un essai multicentrique de phase II, toujours au Royaume-Uni, destiné à évaluer l'action de Reolysin® mais cette fois administré en injections directes intratumorales et en combinaison avec une radiothérapie à faible dose. L'autorisation de mener cet essai avait été accordée en juillet dernier.

Des essais complémentaires sur Reolysin® devraient démarrer aux États-Unis courant 2007, notamment une étude de phase II dans le traitement du sarcome. D'autres essais sponsorisés par le National Cancer Institute sont également à l'ordre du jour.