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18 janvier 2007

Lancement d'un projet européen pour la mise au point de traitements dans les maladies musculaires

Après Myores, dédié à l'étude du développement musculaire normal et pathologique, l'Union européenne se dote d'un nouveau réseau d'excellence consacré lui au traitement des maladies neuromusculaires, qui affectent 200 000 personnes en Europe. Baptisé Treat-NMD (pour neuromuscular diseases), ce réseau, créé le 1er janvier dernier, sera donc l'un des derniers programmes européens à être financé sur le budget du 6e PCRD, pour un montant total de 10 millions d'euros sur cinq ans. Treat-NMD fédère 21 organisations, soit près de 2 000 médecins et scientifiques, issus de 11 pays européens. Les participants du réseau se réunissent pour la première fois aujourd'hui et demain au Génocentre d'Evry. Durant un premier temps, afin de valider les phases opérationnelles, les équipes se concentreront sur la dystrophie musculaire de Duchenne, l'amyotrophie spinale et les dystrophies musculaires congénitales. Le réseau prévoit aussi de mettre en place, en Allemagne, un centre de coordination des essais cliniques et d'instaurer une collaboration étroite avec des compagnies pharmaceutiques, pour accélérer la mise à disponibilité des futurs médicaments auprès des patients.

Les petites entreprises s'engagent. Des PME sont déjà partenaires à part entière du réseau, dont deux françaises, une société de consulting lyonnaise, ACIES, et une société de services francilienne spécialisée dans la biosécurité des transferts de gènes, GenoSafe. ACIES a participé dès 2005 à la mise en place du réseau en termes de définition de la stratégie de structuration de la recherche, d'instauration d'un système de management efficient et dans l'élaboration du plan opérationnel et financier du projet. Déjà partenaire auparavant de six projets européens en santé, ACIES participera à l'animation et au management administratif de Treat-NMD. GenoSafe quant à elle prendra la direction des études de biosécurité précliniques et accompagnera les développeurs d'essais cliniques de thérapie génique au long du processus réglementaire.

Les deux autres sociétés impliquées sont la suissesse Santhera et la britannique VASTox. Santhera est une société pharmaceutique spécialisée dans les maladies neuromusculaires. Au sein du réseau, elle aura notamment à développer des protocoles standards et des procédures pour harmoniser et accélérer le développement préclinique des candidats médicaments. VASTox, société de génomique chimique, utilisera sa plate-forme pour des criblages de composés in vivo sur des organismes modèles (poisson-zèbre et drosophile).