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31 janvier 2007

Pour une balance bénéfice-risque plus équilibrée

Dans un environnement où un nombre croissant de start-up européennes parviennent à un niveau critique pour le développement de leur pipeline, l'actualité récente ne cesse de confirmer que l'avenir d'une biotech ne se limite pas à son rachat, à plus ou moins long terme, par un laboratoire pharmaceutique. Parallèlement, lorsque pharma et biotech concluent des accords de développement et/ou de commercialisation pour un candidat-médicament, les tickets d'entrée jouent une partition de plus en plus inflationniste. Dernier exemple en date : le récent accord entre GSK et le danois Genmab pourrait permettre à la biotech de recevoir jusqu'à 1,6 milliard de $ grâce à un seul produit, HuMax-CD20® (ofatumumab), en développement dans la leucémie lymphocytaire chronique, le lymphome non-hodgkinien et la polyarthrite rhumatoïde. Mais entre des investisseurs parfois frileux et des systèmes de remboursement désireux de concilier accès à l'innovation et maîtrise des dépenses de santé, les accords entre pharma et biotech ne pourront poursuivre cette pente ascendante. Il faudra que les pharmas acceptent de venir s'impliquer plus tôt dans le développement, et assumer une plus grand part de risque pour que les biotechs puissent continuer à innover et ... à alimenter le pipeline de la pharma.

Anne-Lise Berthier et Julie Wierzbicki