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15 janvier 2013

 L'Institut Mérieux vante son modèle d'ouverture

Fleuron de l'industrie française des sciences du vivant, l'Institut Mérieux veut aussi rayonner à l'international, à travers une présence étendue et des collaborations de recherche qui nourrissent son innovation.

A neuf jours de la présentation de ses résultats annuels (le 23 janvier prochain), l'Institut Mérieux a présenté à la presse sa « philosophie » et sa « stratégie », « pour une prise en charge multifactorielle des patients ». Cette holding familiale s'appuie sur trois sociétés bio-industrielles : Mérieux NutriSciences (sécurité alimentaire), bioMérieux (diagnostic) et Transgene (immunothérapie). La structuration du capital, détenu par deux fondations, permet au groupe de conserver une vision à long terme. Une vision qui « ne peut être que mondiale », selon son pdg Alain Mérieux (photo) : « La biologie est sans frontière : nous avons toujours développé nos activités là où étaient les microbes », explique-t-il.
Implanté dans plus de 40 pays, présent dans plus de 150 pays, l'Institut Mérieux réalise environ 85 % de son chiffre d'affaires (1,7 milliard d'euros) à l'international. « Nous avons une présence très ancienne dans les pays émergents, notamment en Amérique latine, souligne Alain Mérieux. Nous sommes présents en Inde depuis 15 ans. Nous sommes également allés bien avant les autres dans des pays comme la Chine. » Le développement de son activité dans ce pays représente aujourd'hui un enjeu majeur pour l'Institut Mérieux.

Une innovation « sans frontière »

L'internationalisation du groupe se traduit aussi au travers de sa R&D. « Dans les sciences de la vie, les évolutions sont très rapides, déclare Jean-Luc Bélingard, pdg de bioMérieux. Nous les accompagnons au niveau mondial. On ne peut pas avoir l'arrogance de penser que tout se fait en interne. »
Au-delà de ses sites de recherche internes (17 dans le monde), l'Institut Mérieux tient à animer la communauté scientifique internationale dans les aires qui la concernent (nouvelles technologies, microbiologie, immunologie, infectiologie, nutrition), notamment au travers de subventions (les Mérieux Research Grants). 11 millions d'euros ont été investis depuis 2009 pour soutenir des projets de recherche en Europe, Asie, Amérique du Nord et Amérique Latine. « Il ne s'agit pas seulement d'attribuer des subventions, mais de réunir les équipes et de les faire travailler ensemble », précise Christian Bréchot, vice-président de l'Institut Mérieux, en charge des affaires médicales et scientifiques.
Tout en s'étendant à l'international, l'Institut Mérieux reste très attaché à son ancrage français, et surtout lyonnais : il est un moteur reconnu de l'industrie locale dans les sciences du vivant et un partenaire majeur du pôle de compétitivité Lyonbiopôle et de l'Institut de recherche technologique en infectiologie Bioaster. Plus du tiers des effectifs du groupe sont basés en France. « Pour être international, il faut conserver une "base arrière" », affirme Alain Mérieux.

Julie Wierzbicki