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Le bimensuel RH de la Pharma
Vendredi 24 septembre 2010 - Numéro 4
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A la Une

Accompagner les mutations sociales de la visite médicale

Afin d'anticiper les évolutions de la visite médicale en France, le Leem et les partenaires sociaux ont mis sur pied deux actions principales : un outil d'accompagnement en ligne pour les visiteurs médicaux et une nouvelle offre de formations modulaires.

Dans les cinq années à venir, plusieurs milliers d'emplois de visiteurs médicaux devraient être supprimés dans l'Hexagone. De 19 269 postes recensés fin 2009, leur nombre devrait chuter à 15 000 en 2015, selon le Leem. Voire plus, si l'on en croit la dernière étude d'Eurostaf qui table sur "12 000 à 13 000" postes."L'industrie du médicament est confrontée à des changements importants qui induisent des évolutions profondes dans l'exercice des métiers de la promotion", explique Emmanuelle Garassino, directeur adjoint des affaires industrielles, sociales et de la formation au Leem. Depuis quelques temps, le secteur met en place les moyens pour "accompagner ces mutations sociales". Le site evolution-vm.org, construit par les organisations syndicales de salariés et par le Leem dans le cadre de l'Observatoire des métiers des entreprises du médicament, demeure au coeur de cette action d'accompagnement. En ligne depuis le 15 décembre 2008, ce site constitue un outil d'orientation professionnelle, avec la description des nouvelles activités et compétences du visiteur médical dans le futur, et la présentation de 67 passerelles métiers (dans le secteur, dans la santé et dans d'autres secteurs professionnels...), dont une trentaine illustrées par des expériences personnelles.

Se former aux nouvelles pratiques
"Nous souhaitons donner aux visiteurs médicaux les moyens de s'interroger sur leur carrière et se préparer aux mutations à venir. C'est pourquoi, à côté de formations sur la mobilité de proximité ou la reconversion ou la création d'entreprise, nous avons mis en place des parcours de préparation aux évolutions du métier", poursuit Emmanuelle Garassino. Par le biais de sessions collectives ou d'e-learning, ces stages insistent notamment sur les évolutions législatives en cours dans le domaine de la santé (loi HPST, ARS...) ou encore sur la manière d'optimiser ses pratiques de gestion sectorielle. Ils permettent également de se familiariser aux nouveaux canaux de communication. La visite médicale à distance, par exemple, ouvre des perspectives intéressantes. "Elle permet d'avoir le temps de discuter avec les interlocuteurs, environ 20 minutes par visite, alors que la visite médicale de terrain ne permet de voir le médecin que de 5 à 10 minutes maximum", témoigne Mina, manageur en visite médicale à distance.

France

VM : décrue des effectifs plus importante que prévu

Selon une étude Eurostaf, le recul des effectifs de visiteurs médicaux (VM) dépasserait les prévisions jusqu'alors arrêtées. Tandis que le Leem table sur une stabilisation des effectifs de VM entre 15 000 et 16 000 personnes à l'horizon 2015, Eurostaf estime "hautement probable" que cette prévision initiale soit atteinte "plus rapidement que prévu". Eurostaf considère même une poursuite de la décrue des effectifs de VM qui devraient atteindre en 2015 le seuil des "12 000 à 13 000" postes. Entre 2006 et 2009, le nombre de VM serait passé de 23 000 et 19 000 personnes. L'étude met par ailleurs en évidence un net recul de la part des VM dans les dépenses de promotion de l'industrie pharmaceutique (de 68 à 58% entre 2007 et 2009). "Représentant environ 12% du chiffre d'affaires réalisé par l'industrie pharmaceutique en France, la visite médicale constitue encore aujourd'hui le mode de promotion privilégié des laboratoires", note Eurostaf. Néanmoins, la promotion du médicament connait de grands bouleversements marqués par une orientation des laboratoires vers de nouveaux modes de communication avec les professionnels de santé.

Sanofi-Aventis doit revoir la procédure de restructuration de son pôle chimie

En mars dernier, Sanofi-Aventis avait présenté son "projet d'investissement et d'adaptation de son outil industriel chimique et biotechnologique en France" pour 2014. Incluant plusieurs investissements en termes d'infrastructures et de formation professionnelle, mais aussi la suppression d'environ 900 postes (sur un total de 3858 salariés), ce plan a connu cet été quelques imprévus dans sa phase précoce de déploiement. Le 28 juillet, le tribunal de grande instance de Nanterre (saisi par la CGT) a en effet imposé à Sanofi de revoir sa procédure d'information-consultation du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Selon le tribunal, "les catégories professionnelles touchées par la restructuration ne sont pas mentionnées. Seul le nombre de postes supprimés est suggéré". Or, "une telle absence d'information ne permet pas de savoir sur quels postes la restructuration va intervenir et (...) la procédure engagée aboutit à contourner l'accord de mobilité existant dans l'entreprise", relatent Les Echos. Le tribunal de Nanterre a dès lors sommé Sanofi de reprendre depuis le départ sa procédure d'information sous peine d'une astreinte de 1000 euros par jour de retard dès le 31 août 2010, rapporte le quotidien L'Humanité.

250 postes supprimés "sans licenciements" chez Eli Lilly France

Le laboratoire Eli Lilly supprimera 250 postes en France d'ici à mars 2011, soit 10% de ses effectifs dans l'Hexagone. Le siège social, les forces de vente et le site de production de Fegersheim (près de Strasbourg) seront impactés. Eli Lilly entend réaliser ce plan de restructuration sans procéder à des licenciements."159 collaborateurs seraient éligibles à un programme de cessation anticipée d'activité et de départs volontaires à la retraite proposés dans le cadre de ce projet", explique le groupe pharmaceutique dans un communiqué. Eli Lilly France envisage également "d'adapter son organisation en proposant des transferts internes et des mobilités externes sur le principe du volontariat".

En bref

- Sanofi prépare-t-il pour l'automne le déménagement de son siège parisien du XIIIe arrondissement ? Des rumeurs relayées dans la presse cet été ont évoqué une possible implantation du siège de Sanofi dans le "triangle d'or" de la capitale. Selon la CGT, le laboratoire aurait notamment étudié les 52 avenue Hoche et 54 rue de La Boétie. Un déménagement qui pourrait aussi être l'occasion de réunir les salariés du siège, avenue de France et ceux du site de Gentilly...

- Les laboratoires Boiron planchent sur deux pistes de développement de leurs moyens de production dans la région lyonnaise. Selon L'Usine Nouvelle (édition du 09/09/10), le groupe envisage soit une extension de son site de production de Messiny (Rhône), soit à la création d'un nouveau site de production.

- Les laboratoires Pierre Fabre s'installent au cancéropole de Toulouse. Depuis septembre, une partie des équipes de R&D du groupe intègre le nouveau centre de Langlade situé à Toulouse. 600 collaborateurs qui étaient jusqu'alors répartis sur plusieurs sites de Toulouse et ses environs intégreront la nouvelle unité.

- GSK France a inauguré début septembre son nouveau centre de R&D de Villebon-sur-Yvette (Essonne). Opérationnel depuis le mois de novembre 2009, ce site spécialisé dans le cardiométabolisme, mène des études de la cible thérapeutique jusqu'aux essais cliniques de phase IIa.

- L'Alliance pour la recherche et l'innovation des industries de santé (Ariis) a mis à jour son annuaire des centres français de recherche de l'industrie du médicament. L'annuaire recense l'ensemble des centres de R&D des laboratoires pharmaceutiques dans l'Hexagone par domaine et discipline.

International

Abbott va supprimer 3000 emplois

Le groupe Abbott a annoncé un plan de restructuration qui prévoit la suppression de 3 000 postes d'ici à 2012. Ce plan s'inscrit en droite ligne de l'acquisition de la branche pharmaceutique du belge Solvay en février dernier. L'essentiel de ces suppressions d'emploi affectera les anciennes unités de Solvay (équipes commerciales, production, R&D, services administratifs), principalement en Europe, explique le Wall Street Journal. Sur le vieux continent, 300 postes devraient être supprimés en Allemagne, 500 aux Pays-Bas et 180 en France. Les détails concernant la restructuration des unités belges seront connus dans les semaines à venir, indique le quotidien La Tribune. Aux États-Unis, le siège de Solvay Pharma doit être notamment fermé d'ici à la fin de l'année 2011 (150 postes concernés). Le coût de l'opération est évalué à 1,3 milliard de $ sur deux ans, précise USA Today : 810 à 970 millions de $ en coûts de restructuration et 310 millions de $ en coûts d'intégration.

Roche prépare un vaste plan de restructuration

Roche a présenté début septembre son plan de restructuration, baptisé "Operational excellence". Les Analystes tablent sur une réduction des coûts de l'ordre de 2 à 3 milliards de francs suisses (1,97 à 2,96 milliards de $). L'impact de ce plan en matière d'emploi sera détaillé d'ici à la fin de l'année pour une mise en place durant la période 2011-2012. Selon certains analystes, ce plan devrait principalement toucher "les forces de vente dans le primary care" (1 500 personnes environs en Europe et Etats-Unis) et la R&D.

Près de 840 postes supprimés chez BMS

Bristol-Myers Squibb a annoncé hier la réduction d'environ 3% de ses effectifs d'ici les six prochains mois, soit près de 840 postes supprimés. La nouvelle a été communiquée hier en interne aux employés du groupe, relate le Washington Post. Les détails de ce plan ne sont pour l'heure pas arrêtés. Le comité exécutif de BMS qui souhaite revoir l'organisation générale du groupe doit encore déterminer les postes impactés par cette restructuration. Selon une porte-parole du laboratoire, toutes les unités de la firme sont concernées.

En bref

- GlaxoSmithKline va instaurer un nouveau mode de rémunération pour ses visiteurs médicaux américains dès 2011. Ces derniers ne seront plus rétribués en fonction d'objectifs individuels de vente mais selon le degré de service rendu au client. Leurs bonus seront ainsi en partie déterminés d'après le degré de satisfaction du professionnel de santé visité et de la faculté des VM à adhérer aux valeurs du groupe.

- Depuis la fin août, le français NicOx a fermé ses bureaux aux Etats-Unis. La société de biotechnologies a pris cette décision suite au rejet du naproxcimod par la FDA. La filiale américaine était pour l'essentiel chargée de préparer la commercialisation du médicament.

- Novartis devrait initier cette année la construction d'une nouvelle usine de production de vaccins au Brésil, dans les environs de Recife (nord-est du pays). Selon la presse locale, cette unité financée à hauteur de 300 à 500 millions de $ serait opérationnelle dès 2014.

- Boehringer Ingelheim a inauguré fin août un nouveau centre de compétences en Chine. Située à Shanghai, cette infrastructure financée à hauteur de 10 millions d'euros est spécialisée dans la production de principes actifs et d'intermédiaires chimiques. Plus de 20 chimistes hautement qualifiés ont été recrutés au sein de cette unité.

- Au Royaume-Uni, une partie des employés du site de Macclesfield d'AstraZeneca se sont mis en grève début septembre pour protester contre une modification de leur plan de retraite jugée défavorable.

- Eli Lilly va supprimer prochainement près de 500 postes dans quatres sites d'Indianapolis (Etats-Unis). Un document a été transmis en ce sens début août par le groupe américain à l'administration du travail de l'Indiana.

- Schering-Plough va supprimer 160 emplois sur son site de production irlandais de Cork. Le groupe entend gérer cette restructuration sur trois ans par le biais de départs volontaires, relate The Irish Times. Schering-Plough a par ailleurs mis en vente son usine de Bray pour 7,5 millions d'euros.

- Sandoz, filiale générique de Novartis étudie la faisabilité d'une création d'usine en Russie. Le projet pourrait voir le jour d'ici 2 à 3 ans. (Moscow Times)

- La firme japonaise Shionogi&Co va fortement réduire ses effectifs aux Etats-Unis. Près de 350 postes sur 700 vont être supprimés, principalement parmis les forces de vente.(Nikkei)

Transferts

Franck Telmon nouveau président de Daiichi Sankyo France - Christian Deleuze à la présidence de Genzyme France

Depuis le 6 septembre, la filiale française de Daiichi Sankyo a un nouveau président en la personne de Franck Telmon (en photo à gauche). Évoluant depuis 1997 au sein d'Eli Lilly France, Franck Telmon y occupait depuis 2007 la fonction de Directeur de la Business Unit Diabète et Ostéoporose. Il succède à Christian Deleuze (en photo à droite) - à la tête de la filiale française de Daiichi Sankyo depuis sa création en 2003 - qui rejoint la présidence de Genzyme France. En poste depuis le 1er septembre, Christian Deleuze succède à Frédéric Turnur en tant que président de Genzyme France et Afrique du Nord, président de Genzyme polyclonals et président directeur général de Myosix. De son côté, Frédéric Turner reprend la direction de la division Amérique Latine basée au Brésil.

Cyril Titeux à la tête de Janssen France

Cyril Titeux devient le nouveau président de Janssen France, filiale du groupe américain Johnson&Johnson dont il occupait la direction générale depuis le 1er janvier 2010. Il succède à Sabine Dandiguian, qui occupe désormais la fonction de managing director de la zone pays émergents d'Europe au sein de J&J. Cyril Titeux a par ailleurs rejoint fin juillet le Conseil d'administration du Leem où il remplace Gérard Bouquet (qui a quitté Pfizer) au Conseil d'administration des Entreprises du Médicament.

Simon Dingemans prochain directeur financier de GSK

GlaxoSmithKline annonce la nomination de Simon Dingemans en tant que nouveau directeur financier du groupe, à compter du 4 janvier 2011. Il remplacera Julian Heslop qui part à la retraite. Simon Dingemans est l'un des vétérans de Goldman Sachs. Présent depuis 15 ans au sein de la banque américaine, il occupait dernièrement le poste de responsable des activités européennes de fusions/acquisitions. Simon Dingemans avait notamment travaillé au côté de GSK pour établir Viiv Healthcare, la joint venture dédiée aux médicaments anti-VIH, mise en place avec Pfizer.

En bref

- Cecile Rey-Coquais est depuis le 1er septembre, directeur des affaires publiques de Pfizer France. Médecin de formation, elle occupait précédemment le poste de Directeur des Affaires Publiques et Economiques de Wyeth France.

- Gilles Avenard quitte son poste de membre du conseil d'administration de BioAlliance Pharma et ses fonctions de Directeur général délégué en charge de la R&D. Pierre Attali, en charge des Affaires médicales de Bioalliance Pharma devient le nouveau Directeur général délégué du groupe.

- Hubert Olivier a été nommé président du nouveau groupe Téva/Ratiopharm France. Il occupait jusqu'alors la fonction de PDG de Ratiopharm France. De son côté, Maurice Chagnaud, ancien président de Téva France est désormais vice-président des opérations commerciales Europe de Téva/Ratiopharm.

- Marcelo Agosti arrive à la tête de Takeda France. Rattaché à Erich Brunn, PDG de Takeda Pharmaceuticals Europe, Marcelo Agosti était dernièrement vice-président du global licensee management du groupe nippon qu'il a rejoint en 2008.

- Yolaine von Barczy est promue vice-présidente Ressources humaines de Bristol-Myers Squibb France. Après avoir rejoint BMS France en 2004 en la qualité de directrice des Ressources humaines pour la région des Marchés européens, Yolaine von Barczy avait depuis deux ans, la responsabilité de la stratégie de développement des talents pour BMS en Europe.

- Hugues Joublin est promu directeur de la communication et des affaires publiques, ainsi que membre du comité de direction mondiale de la division oncologie de Novartis. Il occupait précédemment la fonction de directeur exécutif en charge de la communication et des services marketing au sein de la filiale française.

- Dana Morlet (ex GSK) rejoint Gilead France en tant que directeur accès au marché et relations institutionnelles au sein de l'équipe dirigée par Jean-Paul Kress.

- Jean-Pierre Garnier intègre le conseil d'administration de Cerenis où il représentera le Fonds stratégique d'investissement (FSI) qui a récemment investi 20 millions d'euros dans la société de biotechnologies française.

- Depuis la fin août, Pascal Favre est le nouveau secrétaire général de la Fédération française des industries de santé (Fefis). Cet ancien collaborateur parlementaire du député Yves Bur occupait dernièrement la fonction de conseiller parlementaire d'Alain Joyandet, secrétaire d'Etat chargé de la coopération et de la francophonie.

- Colleen Goggins, responsable de la division médecine familiale chez Johnson&Johnson, quittera ses fonctions à compter du 1er mars 2011. A la tête de cette division depuis 2001 et présente au sein de J&J depuis 1981, Colleen Goggins fait les frais des problèmes de production à l'origine d'un rappel important de produits OTC au printemps dernier.

- Frank Baldino quitte temporairement ses fonctions de PDG de Cephalon pour des raisons médicale. L'intérim sera assuré par Kevin Buchi, actuel directeur des opérations du groupe.

- Le génériqueur indien Ranbaxy a fait état cet été d'un changement au sein de sa direction. Atul Sobti n'est plus CEO et managing director du groupe depuis le 19 août. Arun Sawhney, président des affaires pharmaceutiques globales a été nommé managing director avec prise de poste effective le 20 août.

- Raul Kohan sera le nouveau directeur général de Merial-Intervet, joint-venture en santé animale de Sanofi et Merck&Co. Sa prise de fonctions sera effective une fois la joint venture approuvée par les autorités de la concurrence, à compter du premier trimestre 2011. Raul Kohan est actuellement président d'Intervet-Schering-Plough, division santé animale de Merck.

- Takeda annonce la prise de poste depuis le 1er août d'Alan Mackenzie en tant que vice président exécutif aux opérations internationales (Amériques et Europe). Haruhiko Hirate est promu vice président sénior en charge des opérations internationales en Asie.

- Ajit Shetty a été nommé en août vice-président en charge du contrôle qualité des trois divisions de Johnson&Johnson. Il rapportera directement à William Weldon, directeur général du groupe. Le laboratoire envisage de nommer par la suite des responsables qualité pour chacune de ses branches ( New York Times).

Panorama Emploi

Le Parlement modifie la réforme des retraites à la marge

Après une session chaotique, les députés ont finalement adopté en vote solennel, mercredi 15 septembre, la réforme sur les retraites. L'examen du texte par les sénateurs est programmé à partir du 5 octobre. Alors que la mobilisation contre ce projet de loi se poursuit, le gouvernement a consenti à quelques (symboliques) modifications. Le seuil d'incapacité reconnue médicalement pour pouvoir partir à 60 ans est abaissé à 10%. Il faudra toutefois l'avis d'une commission pour déterminer si cette incapacité est handicapante sur le poste de travail. Les carrières longues seront également moins pénalisées. Un dispositif devrait permettre de "lisser" les départs à la retraite en fonction de l'âge d'entrée sur le marché du travail. Plusieurs amendements ont également été adoptés pour faciliter la retraite par capitalisation et mieux encadrer le régime des polypensionnés (personnes ayant cotisé à plusieurs caisses).

En bref

- Le Fonds monétaire international (FMI) et l'Organisation internationale du travail (OIT) ont appelé les pays du G20 à agir pour la création d'emplois. Lors de la conférence d'Oslo du 13 septembre, les deux organisations ont indiqué que la crise a généré plus de 30 millions de chômeurs supplémentaires depuis 2007, "dont les trois quarts dans les pays avancés".

- En recul de 0,2 point, le taux de chômage français au deuxième trimestre s'est établi à 9,7% de la population active (9,3% en métropole). Selon les chiffres de l'INSEE, le chômage des 55-64 ans a diminué de 6,6% à 6,1% et celui des jeunes de 0,4 point à 23,3%. Une baisse portée par l'augmentation de l'emploi en contrats à durée déterminée et par l' intérim, alors que les postes en CDI " continuent de diminuer ", souligne l'INSEE.

- Les offres d'emploi pour les cadres de juillet semblent confirmer un mouvement de reprise engagé il y a quelques mois, souligne l'indicateur mensuel de l'Apec. Près de 29000 offres d'emploi ont été déposées en juillet (+53% par rapport à juillet 2009), et 285500 sur les douze derniers mois.

- Selon une enquête de l'Apec, 56% des entreprises prévoient d'attribuer des augmentations de salaire en 2010. Un résultat qui marque une rupture avec 2009, où seulement 39% des cadres restés dans la même entreprise ont déclaré avoir été augmentés. En 2008, ils étaient 51%.

- Sans surprise, l'édition 2010 du classement de Shanghai ne compte que trois universités françaises dans son « top 100 ». L'université Pierre et Marie Curie (Paris VI) prend la 39e place, soit une place de mieux que l'an dernier. Paris XI et l'École Normale Supérieure perdent, elles, du terrain : la première passe de la 43e à la 45e place et la seconde recule de la 70e à la 71e. En tête du classement : Harvard, Berkeley, Stanford et MIT.

- Les titulaires de doctorat sont plus touchés par le chômage que les jeunes diplômés de niveau master, souligne une étude du Conseil d'analyse stratégique. En 2007, trois ans après l'obtention du diplôme, les diplômés de niveau bac+5 connaissaient un taux de chômage de 7%, contre 10% pour les bac+8.

- Les salariés sont de plus en plus nombreux à solliciter un congé individuel de formation (CIF). En 2008, 40.907 demandes de CIF ont été acceptées, soit 6,5 % de plus que l'année précédente. Selon une enquête de Fongecif-Ile-de-France, 34% des salariés jugent qu'ils ont un meilleur niveau hiérarchique ou plus de responsabilités après un CIF. De plus, 45% ont vu leur rémunération évoluer.

- La discrimination liée au lieu d'habitation dans l'accès à l'emploi devrait être formellement prohibée. Un amendement en ce sens au projet de loi sur l'immigration doit prochainement être présenté à l'Assemblée nationale. Dès lors, les plaintes liées à cette question deviendront recevables par la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde).

- Après une année 2009 noire, la décrue du nombre de plans de sauvegarde de l'emploi (PSE) s'est confirmée au premier semestre 2010. 668 dossiers ont été déposés au ministère du Travail, contre 934 au précédent semestre et 1.311 au premier semestre 2009.

- Deux ans après la création du dispositif, le nombre de séparations à l'amiable s'est envolé de 33% en un an pour atteindre 24 194 en juin 2010. Au total, les ruptures conventionnelles représentent désormais 8% des fins de CDI recensés, contre 56% pour les démissions, 13% pour les licenciements économiques et 24% pour les autres formes de licenciements (faute lourde...).

- Dans le cadre du deuxième plan Santé au Travail, l'État prévoit d'investir 30 millions d'€ par an en 2012 et 2013. Ce financement regroupe notamment les subventions versées à l'Anses (Agence de sécurité sanitaire) et à l'Anact (conditions de travail), ainsi que des crédits aux services de l'administration du travail.

- Dans son rapport 2009 sur la santé au travail, la Sécurité sociale note une baisse des accidents du travail (-7,5%) et une hausse des maladies professionnelles (+8,7%). 651453 accidents du travail ont été signalés en 2009 (36 accidents pour 1000 salariés) et 49341 maladies professionnelles, dont près de 80% de troubles musculo-squelettiques.

- Le ministère de l'Économie vient de publier une instruction fiscale précisant les modalités de taxation des indemnités versées aux victimes d'accidents du travail et de maladies professionnelles. Effective depuis début 2010, cette taxe doit permettre doit rapprocher leur régime fiscal de celui des congés maternité ou de maladie.

- Selon une enquête de l'opérateur de télécommunication Verizon et des services secrets américains, 49% des vols de données informatiques recensés en 2009 aux États-Unis sont le fait d'individus internes aux entreprises. Ce résultat, en augmentation de 26% par rapport à 2008, s'explique notamment par la récession économique de 2009.

© PR Editions - Newsletter réalisée par David Bilhaut, Fabien Nizon
Directeur Général et Directeur de la Publication : Nicolas Bohuon

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