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Vaccin anti-Covid-19 : trois essais prêts à démarrer en France

La plateforme d’essais cliniques Covireivac n’attend plus que le feu vert de l’ANSM et du Comité de protection des personnes pour démarrer ses premiers essais sur les candidats vaccins de Janssen, AstraZeneca et Moderna.

Franc succès pour Covireivac. Lancée le 1er octobre, la plateforme destinée à coordonner les essais cliniques en France sur les vaccins contre le Covid-19 peut aujourd’hui compter sur un vivier de plus de 41 000 volontaires, répartis sur une trentaine de centres d’investigation clinique, contre 25 000 espérés initialement. Mais à court terme, à peine 2 200 devraient être mobilisés lors des trois premiers essais annoncés le 2 décembre par ses responsables lors d’une conférence de presse. Deux d’entre eux seront des essais internationaux de phase III à promotion industrielle. Ils devraient chacun recruter à partir de mi-décembre un millier de volontaires en France, pour évaluer contre placebo l’efficacité de l’administration de deux doses de vaccins adénoviraux, respectivement les candidats de Janssen et d’AstraZeneca (co-développé avec l’Université d’Oxford). Le troisième sera un essai de phase II à promotion académique, destiné notamment à évaluer la différence d’immunogénicité chez les sujets âgés ou plus jeunes du vaccin à ARNm de Moderna. 180 personnes (dont 120 âgées) devront être recrutées à partir de fin décembre / début janvier.

Absence remarquée du vaccin de Pfizer-BioNTech

Comment ces trois candidats ont-ils été sélectionnés ? « Plusieurs industriels ont sollicité la France pour y conduire des essais, explique Odile Launay, coordinatrice de Covireivac. C’est le Comité scientifique vaccin Covid-19 qui a défini ceux d’entre eux pour lesquels il y avait un réel intérêt pour la France à y participer ». Ont naturellement été privilégiés ceux faisant déjà l’objet d’une pré-commande de l’Union européenne. Des discussions sont toujours en cours pour inclure ultérieurement d’autres vaccins en développement, dont celui de l’allemand CureVac. Le candidat vaccin de Moderna, en cours d’examen par l’EMA, n’a quant à lui pas fait l’objet d’un développement européen, la circulation du virus étant jugée trop faible sur le Vieux Continent en juillet dernier, au moment où l’essai de phase III a été lancé. « Mais nous étions désireux de pouvoir étudier plus finement leur vaccin, et ils nous ont donné leur accord », se réjouit Odile Launay.  Pfizer, dont le vaccin, co-développé avec l’allemand BioNTech, est aussi examiné par l’EMA et a obtenu dès le 2 décembre une autorisation d’urgence au Royaume-Uni, a en revanche mis son veto à un essai académique en France. « Certains industriels sont réticents au fait que leur candidat soit évalué avant leur AMM par d’autres laboratoires que les leurs », regrette-t-elle. Mais un essai sera « très probablement lancé » par la plateforme dès la délivrance d’une AMM européenne. « On ne sait pas grand-chose de ces vaccins à ARNm : nous avons des premières données encourageantes, mais qui restent à confirmer. »

De nombreuses questions à résoudre

Sur l’ensemble des candidats-vaccins, même les plus avancés, les connaissances ont besoin d’être « affinées » sur bien des sujets, comme l’immunité mucosale, la possibilité de vacciner des personnes ayant déjà été infectées par le Sars-CoV-2, et naturellement la durée de protection conférée. Jean-Daniel Lelièvre, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital Henri Mondor, se félicite de la volonté affichée par les pouvoirs publics de mettre en place un dispositif de « surveillance en vie réelle ». La politique vaccinale de la France contre la pandémie a été définie à partie des seules données disponibles à ce jour. « Les essais que nous allons mener sur ces différents vaccins vont apporter de nouveaux éléments, assure-t-il. Si ceux-ci sont déterminants, ils pourraient conduire à modifier ces politiques vaccinales. » Odile Launay pointe quant à elle la nécessité de poursuivre la recherche sur d’autres vaccins que ceux de Moderna et Pfizer-BioNTech, même s’ils sont les plus avancés dans l’accès au marché, car « on ne pourra pas vacciner la planète entière avec uniquement ces deux-là ».  

Julie Wierzbicki

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