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L’information, un vrai déterminant de la santé

L’Association Bon Usage du Médicament (ABUM) a pointé du doigt la responsabilité de tous, pouvoirs publics, journalistes, chercheurs, enseignants, médecins… dans la bonne information en santé.

« Les fausses informations existent depuis toujours mais prennent de l’ampleur avec Internet et les réseaux sociaux, rappelait Marie-Josée Augé-Caumon, conseillère politique à la présidence de l’USPO (Union de syndicats de pharmaciens d’officine), en introduction de la table-ronde « Gérer les fakes news » de l’Association du bon usage des médicaments (ABUM) le 26 novembre. Des propos d’autant plus d’actualité en 2020, année de pandémie et d’« infodémie » comme la qualifiait l’OMS. La pharmacienne prévient que « les citoyens sont très friands de ces « fakes news » et délaissent même les informations vérifiées. » La veille, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) rendait public une étude pointant l’inquiétante propagation des fake news sur Twitter. Les constats sont alarmants : les abonnés aux comptes diffusant des « infox » – qui privilégient des thématiques d’actualité et liées à des sujets clivants, notamment la santé – sont les plus actifs. Et presque 20 % des abonnés à des comptes non fiables ne sont abonnés à aucun compte dit fiable, et ne bénéficient donc pas de données vérifiées sur le réseau social.

Une réponse collective

Giovanna Marsico, déléguée au service public d’information en santé du Ministère de la Santé, le rappelait à l’occasion de la table-ronde : « L’information – fiable, de qualité, accessible, actionnable et gratuite -, est un vrai déterminant de la santé », appelant à la responsabilité des pouvoirs publics, journalistes, chercheurs, enseignements, médecins… Quelle réponse apporter à la propagation de ces fausses informations ? « Elle sera forcément collective, assurait Thomas Borel, directeur scientifique du Leem, lors de la conférence de l’ABUM, avec des actions à mener auprès de l’émetteur, du diffuseur et du récepteur des « fakes news ». » Sur la première cible, Gérald Kierzek, urgentiste et directeur médical chez Doctissimo/ TF1, déplorait que le filtre déontologique de la profession médicale n’ait pas joué son rôle et que des professionnels de la santé aient pu s’exprimer comme il l’ont fait. Les médecins doivent être mieux préparer à l’analyse des résultats scientifiques. « Si l’internat de médecine intègre maintenant la lecture critique de la littérature, ce n’est que très récent, rappelait Vincent Bouvier, président du groupe Vidal. C’est certainement un levier important de la réponse. »

Une éducation, dès le plus jeune âge

Concernant les diffuseurs, Gérald Kierzek a pointé la responsabilité des médias, appelant à une meilleure formation scientifique des journalistes grand public. Deux jours plus tôt, la députée européenne Fabienne Keller (groupe Renew) dressait les conclusions du rapport annuel sur la situation des droits fondamentaux dans l’Union en 2018 et 2019 et rappelait le droit de chaque citoyen à disposer d’une information de qualité. « Donnons-nous les moyens, notamment législatifs, pour lutter efficacement contre les créateurs et les diffuseurs de fausses informations. Soutenons financièrement les médias libres et indépendants, partout en Europe, y compris les organismes de presse locale proches de nos concitoyens. » Stéphane Korsia, rédacteur médical grand public, alertait en effet sur la tendance assez naturelle à parler avec assurance de choses qu’on ne connaît pas, appelée l’ultracrépidarianisme.
Jean-Pierre Thierry, conseiller médical de France Assos santé, estimait à l’occasion de la table ronde que l’éducation à l’esprit critique doit intervenir dès le plus jeune âge, à l’école. Une des recommandations du Leem, dans un rapport à venir, sera de travailler auprès du grand public autour de la culture du médicament, de ses procédés de production, et de sa réglementation. Plusieurs leviers sont donc actionnables.

Juliette Badina

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