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Cancer : la survie s’améliore

Malgré un fardeau toujours très lourd et des inégalités très importantes suivant le type de tumeur ou le profil du patient, la survie après un diagnostic de cancer continue à progresser. Les auteurs du rapport de l’INCa plaident pour un renforcement des politiques de prévention, qui reste le meilleur moyen de lutter contre les cancers de mauvais pronostic.

Aujourd’hui en France, 3,8 millions de personnes vivent avec ou après avoir eu un cancer. Chaque année, plus de 382 000 nouveaux cas surviennent, soit plus de 1 000 par jour, et 157 400 personnes en décèdent. Ces chiffres effrayants rappelés par Norbert Ifrah, président de l’Institut national du cancer (INCa), en ouverture d’une conférence de presse organisée ce 6 juillet 2021, s’accompagnent pourtant d’une bonne nouvelle : pour la très grande majorité des cancers, la survie à cinq ans a augmenté, parfois très significativement, au cours des 20 dernières années.
C’est le principal enseignement à tirer de la quatrième édition de l’étude « Survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine », réalisée en partenariat par l’INCa, Santé publique France, le réseau Francim des registres des cancers et les Hospices Civils de Lyon . Conduite pour la première fois en 2007, elle a été réactualisée en 2013, 2016 et 2021, après la présentation de données d’incidence en 2019.

Grande variabilité suivant les tumeurs

Cette nouvelle édition a été réalisée à partir de 23 registres couvrant 25 départements. Sur la période récente (diagnostics entre 2010 et 2015), elle met en exergue les grandes disparités en termes de survie nette* à cinq ans en fonction de la localisation des cancers (> 93 % pour le cancer de la thyroïde, mais seulement de 10 % pour le mésothéliome de la plèvre), mais aussi en fonction de l’âge et du sexe. Ainsi les cancers dits de « bon pronostic », pour lesquels la survie à cinq ans est supérieure à 65 %, sont majoritaires chez les femmes (55 % des tumeurs solides, contre 40 % chez les hommes). Les hommes, eux, sont plus touchés (32 % des tumeurs solides) que les femmes (19 %) par les cancers de « mauvais pronostic » pour lesquels la survie à cinq ans est inférieure à 33 %.
Pour la première fois sont présentées des données de survie à 20 ans (après un diagnostic établi entre 1989 et 2000), même si la temporalité de l’étude ne permet pas de prendre compte les avancées médicales les plus récentes. Ces nouvelles données montrent qu’à de rares exceptions (cancer du rein, lymphome de Hodgkin), les cancers de bon pronostic à cinq ans conservent une évolution favorable à 20 ans. « Il n’y a pas de surprise, mais grâce à cette étude, on substitue des chiffres aux impressions globales », commente Norbert Ifrah.

Un gain de survie dans la majorité des cancers

Surtout, le rapport dresse une évolution globalement positive de la survie nette à cinq ans sur la période 1990-2015, avec une amélioration « significative » dans la grande majorité des cancers solides ou hématologiques étudiés : +21 points dans le cancer de la prostate, +17 dans le sarcome, +16 dans la leucémie lymphoïde chronique… Une hausse que le Dr Gaëlle Coureau, directrice du registre général des cancers de Gironde et co-coordinatrice de l’étude, explique notamment par une montée en puissance du dépistage, des progrès de l’imagerie et des outils de diagnostic, de la prise en charge et par des approches pluridisciplinaires. En revanche, « la plupart des cancers à pronostic défavorables le restent, malgré des progrès importants, déplore-t-elle. Dans la leucémie aiguë myéloïde par exemple, malgré un gain de survie à cinq ans de 15 points, celle-ci est toujours inférieure à 30 %. »

Plaidoyer pour la prévention

« Cet indicateur de survie est essentiel pour évaluer l’impact des politiques de lutte contre le cancer », insiste le Pr Geneviève Chêne, directrice générale de Santé publique France. Pour elle, les résultats de cette nouvelle édition doivent pousser à davantage de prévention, notamment en renforçant les dépistages organisés et en développant des approches plus ciblées des populations, ainsi qu’en s’appuyant sur la réglementation pour diminuer les facteurs d’exposition aux risques. Autant de pistes déjà inscrites dans la stratégie décennale contre le cancer officiellement lancée en début d’année. « La majorité des cancers évitables, quand ils surviennent, font partie des cancers de mauvais pronostic, rappelle Norbert Ifrah. Le meilleur moyen d’améliorer la survie est d’empêcher leur survenue. »

Julie Wierzbicki

* Toutes les données présentées sur la survie à cinq ans sont des données de survie « nette », dans la situation où la seule cause de décès serait le cancer étudié, et standardisées sur l’âge (à structure d’âge comparable).

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