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Isabelle Tongio, présidente du SIDIV : « Nous avons changé de statut ! »

Isabelle Tongio détaille les grandes caractéristiques du secteur méconnu du diagnostic in vitro. Elle insiste notamment sur son utilité durant la crise sanitaire. Elle y voit également un levier concret pour améliorer durablement l’efficience et la pertinence des parcours de santé.

Quels sont les fondements de l’industrie du diagnostic in vitro ?
Notre industrie développe, produit et commercialise des systèmes de diagnostic élaborés, composés d’instruments, de réactifs et de consommables, quotidiennement exploités par les professionnels de santé. Libéraux ou hospitaliers, les laboratoires de biologie médicale en sont les premiers destinataires. Nous assurons également des opérations de maintenance et des sessions de formation pour garantir la meilleure utilisation de nos produits au bénéfice des patients.

Quelles sont les grandes caractéristiques de votre secteur ?
Tourné vers l’innovation technologique, notre secteur est très hétérogène. Il fédère des grands groupes, des PME et des start-up. Il dispose aussi d’un fort ancrage territorial avec plus de 120 sites implantés en France et pas moins de 15 600 emplois directs. Deux chiffres clés résument assez bien le rapport coût/efficacité de notre activité : 70 % des décisions médicales reposent sur des diagnostics in vitro qui représentent 2 à 3 % des dépenses de santé.

Quelles sont vos principales revendications syndicales ?
Notre apport médico-économique est insuffisamment reconnu par les autorités sanitaires, notamment en matière de valorisation. La diffusion de l’innovation diagnostique sera également un levier déterminant pour améliorer la pertinence et l’efficience des parcours de soins. Plus largement, nous préconisons un recours accru et à bon escient au diagnostic in vitro dans l’intérêt de la population. Notre crédo est limpide : offrir le bon test, au bon patient, au bon moment.

Quel rôle vos entreprises ont-elles joué durant la crise sanitaire ?
Nos entreprises ont joué un rôle central durant la pandémie, en facilitant notamment la surveillance épidémiologique du virus, ce que nous continuerons d’ailleurs à faire dans les prochains mois. Malgré certaines tensions passagères au début de la crise sanitaire, nous avons pu garantir un approvisionnement continu des tests et des consommables indispensables aux patients. Nous avons aussi su faire évoluer notre offre, participant ainsi à éclairer la décision publique dans le cadre de la stratégie nationale de diagnostic et de dépistage.

Le regard sur votre profession a-t-il changé ?
Nous ne sommes plus les héros cachés de la médecine. La crise sanitaire a révélé la dimension stratégique de notre activité. Elle a également renforcé nos interactions avec les pouvoirs publics. Nous sommes passés du rang de prestataire de soins à celui de partenaire de santé. Le grand public nous connaît mieux. Il a désormais une meilleure perception de notre expertise et de notre savoir-faire. La pandémie a incontestablement rapproché les patients et les industriels.

Quelle doit être la place du diagnostic in vitro dans la réforme du système de santé ?
Le diagnostic in vitro peut accompagner l’essor d’une médecine plus participative, plus préventive, plus prédictive et plus personnalisée, davantage axée sur les preuves. Il contribuera notamment à choisir la meilleure alternative thérapeutique au meilleur coût. Vecteur de qualité et de pertinence, il permettra également de fluidifier l’organisation des soins, en optimisant les flux de patients et en réduisant les examens inutiles ou les hospitalisations évitables.

Propos recueillis par Jonathan Icart

Dans notre édition d’octobre, Isabelle Tongio dévoilera les grandes priorités politiques du Syndicat de l’industrie du diagnostic in vitro. Sa présidente reviendra notamment sur les dernières avancées contenues dans le CSIS 2021 et le CSF Industries et Technologies de Santé.

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